Réglat Bernard

Posted: 18th January 2017 by Elie Brugarolas in Témoignages

Bernard Réglat – Bernard Réglat avait préféré une approche sous forme d’une interview en 2008.

Le texte est « parlé ».

Comment s’est déroulé ton engagement politique ?

Je dois avouer que je suis un type à part quant à mon action politique tu vas le voir.

Je suis né en 1940 et vers les 20 ans j’ai adhéré aux Jeunesses Communistes sur la base du combat anti colonial. J’ai quitté les J.C. à 22 ans, j’exprimais des critiques quant au régime qui se développait en Algérie que je trouvais très dictatorial, et je le disais au sein du PC.  On m’a fait comprendre qu’il valait mieux que je m’en aille.  J’ai été victime d’une sorte d’épuration. J’avais commencé des études de médecine que j’ai interrompues car j’ai eu un enfant et  je me suis marié. Je m’étais engagé dans une activité professionnelle comme visiteur médical pour un gros laboratoire pharmaceutique, je gagnais bien ma vie. Ma femme était infirmière.

Après ce premier engagement comment t’es tu retrouvé dans l’action en 68 ?

En 68, j’avais déjà trois enfants à la suite d’une mésentente avec les responsables de mon entreprise j’ai été licencié. Ils voulaient de la rentabilité je me suis engueulé j’ai été licencié. J’ai eu de bonnes indemnités de licenciement.  Inscrit au chômage et j’allais régulièrement aux l’ASSEDIC en mai 68. C’était une époque ou il y avait peu de chômeurs,.

Début mai, en regardant la télé j’ai vu que ça castagnait du coté d’Arnaud Bernard, je m’y suis rapidement rendu. Je me suis joint aux étudiants dans le combat contre les flics, nous nous sommes retrouvés boulevard de Strasbourg, et le feu aidant j’ai aussi  lancé mes cailloux. J’avais déjà au début des années 60 participé à quelques actions avec les communistes contre les fachos.

En fin de soirée après les fameuses barricades on s’est retrouvé rue Alsace sur une barricade, et avec des étudiants de la fac des sciences nous sommes allés à la préfecture. Les flics nous ont attrapé et amenés au commissariat, ils nous ont ensuite allongé contre le mur.  Avec la matraque un CRS s’amusait à soulever la jupe d’une des étudiantes qui était prise avec nous. J’ai voulu montrer mon désaccord au flic en l’insultant. Les flics me sont tombés dessus et j’ai pris une grosse branlée.

Ce même soir j’ai connu un maoïste, un militant de l’UJCML je pense. Je suis passé chez lui, il avait des photos de Mao partout dans sa piaule. Je rentre ensuite chez moi et ma femme me soigne. Le lendemain ou surlendemain au Grand Rond à l’ASSEDIC j’allais chercher le chèque du chômage, le directeur de l’ASSEDIC nous dit que « l’argent des chômeurs est bloqué à cause de la grève, on ne peut pas vous payer ». Plusieurs chômeurs étaient là avec moi on s’est mis à protester et nous sommes allés à la mairie. Le directeur nous ayant dit que  « l’argent est dans un compte postal il faut voir le maire Bazerques qui par l’intermédiaire de FO pourra peut-être faire débloquer le compte ». On raconte notre histoire au maire  et il nous dit de toute façon pour le chèques postaux il faut aller voir Gasc mon adjoint le responsable de FO. On est allé voir les grévistes de FO, voir aussi la CFDT qui étaient d’accord avec notre démarche, puis la CGT qui s’est opposée en nous traitant de briseurs de grèves. Nous avions besoins de l’argent pour vivre. Après avoir revu le directeur des ASSEDIC nous nous sommes rendus en collectif à la Banque Populaire rue de Metz . On a pu récupérer l’argent et nous avons alors constitué uN comité de chômeurs. La photo où nous sommes assis rue de Metz, il s’agit bien de notre collectif de chômeurs qui est assis. Nous avions demandé au directeur des ASSSEDIC de signifier que l’argent distribué était au nom du comité de chômeurs puisque c’était nous qui l’avions débloqué.  On s’est retrouvé une centaine au comité de chômeurs.

Notre président était un gars qui faisait du théâtre, il était socialiste. Dix jours après on s’est retrouvé avec des copains chômeurs place Esquirol. Tous d’un coup qu’est ce qu’on voit une femme sur le capot d’une R16 avec un drapeau bleu blanc rouge et une espèce de file se constituait derrière la voiture (c’étaient des membres du SAC qui allaient mettre une gerbe aux monuments aux morts.  Nous nous sommes mobilisés pour sortir la bonne femme  de cette voiture en remontant la rue de Metz venant de la place Esquirol. Quand on est arrivé place au niveau de la place Saint Etienne  les flics nous ont empêché de continuer voir la photo où je fais une grimace aux flics qui faisaient barrage afin que les fachos puissent faire leur dépôt de gerbe tranquille. Nous avions été rejoints par des étudiants en grève voir les gens debout derrière la photo. Nous sommes ensuite avec les étudiants repartis vers la fac de lettres rue Lautmann. Là, nous nous retrouvions à faire des sandwichs pour les étudiants, je tapais les tracts, les archives du 25 avril, nous sommes activés au service de leur grève. Cela a duré 15 jours on se sentait un peu les esclaves à tout faire pendant que les étudiants passaient leur temps en discours et échanges. Je me souviens de  Cours-Salies un des leaders. Ils nous exploitaient un peu a tel point que lors d’une AG on est entré et on a foutu le bordel en précisant que l’on n’était pas là pour faire les esclaves. Il y avait un mec Ledru un sociologue qui avait fait une thèse sur le chômage en montrant la déprime du chômeur au bout de quelques semaines. Il m’a fait venir à un cours pour parler du chômage et de la situation du chômeur. On donnait aussi des coups de main à la fac de Rangueil, car c’était difficile de faire l’occupation. Nous étions considérés comme des  hommes de mains pas les intellos.

Tu rencontrais des membres de plusieurs partis d’extrême gauche mais aussi des inorganisés, comment as-tu peu à peu fait ton choix dans cette nébuleuse gauchiste ?

Un jour un type de Paris, Noguez membre de l’Organisation Révolutionnaire Anarchiste (ORA) est venu avec les tracts du mouvement du 22 mars. C’était intéressant.. Au Comité d’Organisation de la grève à la fac de Lettres on m’a demandé de prêter ma bagnole pour aller porter des tracts à Montauban. Je l’avais prêtée sans problème. A leur retour les copains m’ont dit que les autres copains s’étaient fait attraper par les flics à Montauban et que la voiture était aussi aux mains de la police. J’ai téléphone aux flics de Montauban. Quand je suis rentré chez moi avec le copain de l’ORA le quartier était plein de flics qui m’attendaient. Ils m’ont pris pour un chef et nous ont embarqués vers Montauban. Nous sommes restés à la gendarmerie  pendant 3 jours.  Ils avaient perquisitionné chez moi, ils ont vu une carte de la région avec des points. C’était ma carte de visiteur médical ou je marquais mes repères pour les déplacements, ils ont cru que j’étais à la tête d’un  réseau clandestin, que je développais je ne sais quelle stratégie secrète par zones.  Mon père était avocat. Au bout de trois jours le soir tout d’un coup  le commandant  arrive et nous dit j’ai reçu un telex de la Cour de Sûreté de l’Etat on amène Réglat et Noguez (c’était un parisien mannequin de mode). Donc, deux DS noires nous embarquent vers la gare, le gendarme me file un sandwich (un gendarme me dit je te souhaite bonne chance mais on est pas responsable). Menotté on nous amène au train ils font transformer un compartiment en cellule, j’étais séparé de Noguez, je me retrouvais accroché avec des menottes à ses flics.  Un troisième policier avait un dossier nous concernant. On s’assoit et le flic avec le dossier me dit s’est grave et me menace en faisant référence à ma famille. Je leur dis « ça suffit si vous touchez à mes gosses  ça finira mal », puis je demande à aller pisser et on me détache, je m’endors jusqu’à la gare Austerlitz à Paris. Puis on nous case dans une salle réservée dans la gare où nous attendons jusqu’au début d’après midi. Accroché au radiateur avec un planton qui surveille.

La Cour de sûreté de l’Etat ? Ca tourne au vinaigre non ?

En effet, des motos de véhicules nous ont amenés dans un bois après avoir traversé tout Paris. En fait nous étions enfermés dans le Fort de Vincennes. On s’est retrouvé avec des gens qui venaient de partout de la Sorbonne, les garçons d’un coté les filles de l’autre. Il y avait un encadrement important de militaires et de police. Au bout de 3 jours  je vais au pissotières accompagné, je casse la chasse sans le vouloir, on me punit et on me met en garde à vue n°2. Je me retrouve dans une petite cellule avec un marxiste léniniste. Nous étions très surveillés jour et nuit. Il se trouve que les flics réquisitionnés étaient des musiciens et l’un d’entre eux était toulousain.

Ma femme ne savait où j’étais. J’étais enfermé avec un allumé maoïste qui avait peint un flic en rouge, il était un peu con. Le matin on a été auditionné par des flics qui sont revenu sur mes activités, la bagnole, … le chef d’inculpation était reconstitution de ligue dissoute prêt de véhicule subversif.    J’essaie de m’expliquer, je m’énerve et on me remet dans ma cellule. Le flic de Toulouse ma proposé d’envoyer un mot à ma femme. J’ai donc envoyé au travers de lui l’info sur mon lieu de rétention. J’ai eu un autre moment d’énervement on j’ai tout cassé et m’a mis à part avec le compartiment des filles a coté. Mon père me fait parvenir un chandail et je renoue un contact avec l’extérieur après 12 jours. C’était plus cool. Dans la prison il y avait d’un coté des katangais et de l’autre des filles. J’ai eu droit à une douche par semaine. Jusqu’au jour ou j’ai vu arriver des cars, on nous met dans les cars et on nous amène au fort de Gravelle dans l’est de Paris. C’est le fort de sûreté de l’état. Et pour la première fois je vois  un juge d’instruction qui me dit : votre père  a proposé un avocat.

Il m’explique l’inculpation ; le comité de chômeurs,  le travail avec Ledru, la bagnole, les manifs, ….. mais on me mettait en liberté provisoire. Pour entrer on ma donné un billet retour pour Toulouse. Je sors avec Noguez  et une organisation d’avocats nous attendait à l’extérieur. Je me souviens d’une femme Naouri elle s’était occupé du FLN. Je suis resté à à Paris pour finir 68. Je suis allé à Censier, à Nanterre, puis je suis rentré à Toulouse.

Rue Lautmann, fin juin, j’ai eu une grande colère tous les étudiants avaient passé leurs examens, il y avait un prof avec lequel je me suis engueulé, tout avait été repeint, tout était fini.  C’est ainsi que je me suis retrouvé anarchiste au contact de l’ORA. Je suis parti l’été à la mer en famille chez mes grands parents.

Anarchiste mai non encarté, comment mener encore des actions ?

En septembre au retour, je m’occupe du comité de chômeurs, et les étudiants montent le Front Uni Contre la Répression. Sauvageot se fait réélire et me demande d’aller avec lui à une réunion de l’UNEF avec des étudiants de l’UEC.  Je ne comprenais pas grand-chose mais ils me considéraient comme important en tant que représentant de chômeurs.  Un type qui s’appelait Marc Heurgon un responsable (devenu pro maoïste) du PSU me propose aussi de participer à un grand meeting à la Halle aux Grains en octobre, je devais y intervenir en présentant mon témoignage concernant la cour de Sûreté de l’Etat. Soyons clairs notre volonté était de ne pas être dans une organisation j’ai dit aux étudiants, aux anars, aux anciens JCR, à ceux du PSU on va rester entre nous de manière autonome. Au meeting il y avait 5000 personnes on avait prévu de faire une quête pour les organisations et nous le comité des chômeurs nous avons monté un groupe autonome avec la part du fric que l’on a eue au meeting.

Dans notre groupe informel il y avait des étudiants en lettres en sciences qui avaient décidé d’arrêter des études, on s’est retrouvé nombreux qui souhaitaient travailler dans ce groupe politique. Au début on avait dit pas de filles, on pensait que ça foutrait le bordel entre nous, cela n’a pas tenu, aux réunions suivantes chacun venait avec sa copine. On faisait des réunions avec la CFDT (proche du PSU) de temps à autre. On se retrouvait dans une démarche d’inspiration situationniste on participait aux manifs, on a mené des actions où on séquestrait des profs, on manifestait avec les Mathis, Bénéteau, Atteia de la fac des sciences.

La rencontre forte fut avec le Théâtre de l’Acte et le Bred and pupett du Living Theater. On s’et lancé dans la contestation par du théâtre de rue. Nous avions alors mené quelques actions avec la CFDT,  par exemple un travailleur s’était fait ensevelir dans une sablière de Muret  on a chopé le patron on l’avait enfermé. On se bagarrait souvent aussi avec les fachos.

La CFDT m’a ensuite proposé un travail d’éducateur à Mons pour l’enfance inadaptée. Il avait le journal Tout tenu par des activistes maos je crois. Nous avons participé aux actions sur la briqueterie avec les maos, j’avais envoyé un copain de mon groupe pour les observer.  Les anarchistes étaient aussi présents voir Violette Alvarez qui portait la vielle tradition anarchiste espagnole et les mecs des Jeunesses libertaires…. Voir violette.

Le statutd’enfant de réfugié n’était pas facile.  Dans notre groupe Mario était aussi fils de réfugié espagnol. On participait a des actions en gardant notre autonomie. On faisait des affiches, des contre journaux, des faux journaux, de la sérigraphie, du détournement d’affiches,…

A Mons je suis devenu délégué du personnel CFDT on a foutu une merde pas possible, mon patron était au PSU. Il m’a foutu à la porte. J’avais écrit à la porte du PSU mon patron est au PSU moi je suis à la porte.

On dénonçait la consommation, le bordel dans les banques, notre objectif était de faire réfléchir les gens au travers de nos actions.. Quand j’ai été viré de Mons j’ai travaillé à Ramonville à l’ASEI dans un centre ou j’ai aussi foutu le bordel on avait monté une grève

Je m’étais mis à faire des actions avec des mongoliens sur le thème du droit à vivre en société pour les handicapés. Nous avions écrit un bouquin « QI = 0 ou l’alibi des gardes fous ».

Et organisé un meeting « handicapé aujourd’hui robot de demain”. Il faut « aider les débiles à pouvoir baver dans les restaurants » était notre slogan. On avait invité beaucoup de monde, des experts comme Guatarri,… et beaucoup de monde dans le milieu toulousain, des infirmières, des sœurs,.. j’ai été viré de l’ASEI.

Et l’Imprimerie 34 que tous les militants toulousains connaissent, comment cela est arrivé ?

En 72 les gens du groupe étaient rentrés dans des boites pour travailler.  Rue des Blanchers on a monté une association « pour l’art et expression libre AAEL ». Nous étions situés à coté d’un petite imprimerie, on faisait des affiches, on détournait des publicités, on foutait le bordel chez les toubibs qui jouaient le jeu des patrons (contrôle maladie). Le propriétaire de l’imprimerie voisine souhaitait vendre son affaire, avec un copain qui avait 30 000 francs nous nous sommes décidés à l’acheter.  Le patron un juif partait dans un kibboutz et on a racheté l’imprimerie Darmon sise au 34 rue des Blanchers. Au départ j’avais proposé de l’appeler « l’imprimerie chevaline ».

On l’a appelé Imprimerie 34 .

Quel lien entre l’imprimerie et l’action politique ?

En 73 on travaillait pas mal pour les groupes politiques. Quand on nous payait pas on s’installait chez les gens et on mangeait chez eux.  On coordonnait ensuite des actions avec des groupes qui étaient en Espagne, certains en clandestinité….

Dans toutes nos actions on ne souhaitait pas de violence, pas lutte armée, .. On ne peut faire la révolution que s’y on est heureux. Faire des fausses circulaires, des faux journaux du palais, des affiches subversives, quand la CGT discutait avec des patrons on faisait des tracts qui proposaient des truc on nom de la CGT sans quelle soit au courant.  Des faux tickets, des ….

Vous étiez impliqués dans des actions plus secrètes aussi, non ?

En effet, il y eut l’affaire de la séquestration du banquier Suarez et la constitution des GARI (Groupes d’action révolutionnaire internationalistes).  Au début aux GARI il y avait un groupe parisien, nous, et le groupe de Rouillan .

En 74 Rouillan revenait d’Espagne (il était au Mouvement Ibérique de Libération MIL) c’est là que nous on avait constitué des groupes autonomes et notre but était de construire aussi une maison de se donner les moyens de critique et d’intervention.

En juillet 74 on s’était séparé des mecs qui s’étaient engagés dans des luttes armées. En 76 les Christ Roi on fait exploser l’imprimerie avec 10 kilos de dynamite. A la suite de l’action sur le banquier (Suarez) pour faire libérer  les espagnols emprisonnés. On avait des copains emprisonnés à Fleury et d’autres à la santé on faisait des actions pour les faire sortir. Nous avons fait péter le palais de justice à Paris. Nos actions portaient toujours sur des lieux symboliques. Nous avons gardé la coordination tant que nos potes étaient en tôle. Rouilllan et son groupe faisaient des actions de leur coté. En 74 et jusqu’en janvier 75 dans l’une des actions des copains on laissé la peau en mettant des explosifs derrière la CR 627 route de Narbonne. Il y a eu ensuite une rafle. Nous sommes restés planqués un an à Paris. Quand les Christ Roi on fait sauter l’imprimerie j’étais en cavale à Paris, j’ai du revenir pour signer pour l’assurance.  Je me suis retrouvé en 76 à Paris emprisonné pour 4 mois. D’avril à fin juillet 76 à la Santé (Rouillan y était aussi). Ensuite des copains se sont fait attraper pour une action violente. En 76 il y a eu un grand meeting de solidarité et un imprimeur du PC nous avait passé son imprimerie rue de l’Etoile que l’on a payé peu à peu. Et là notre groupe est monté en effectif jusqu’à une trentaine. Je suis entré en sous-traitance  comme imprimeur du Conseil Régional sous Savary. En 81 on a eu le procès du GARI (sur l’affaire du rapt du banquier Suarez) et de l’autre le procès de Rouillan.  Savary est devenu ministre c’est moi qui ai fait so matériel pour les élections, il m’a permis de rencontrer le député Fourni et d’obtenir un amendement à la loi d’amnistie pour que toutes les personnes inculpées par la Cour de Sûreté de l’Etat soit amnistiées.

Sur la plan politique il serait intéressant de revenir sur ce qu’étaient les Services d’Action Civique, la Cour de Sûreté de l’Etat de montrer ce que faisait Sanguinetti à Toulouse comme  chef du SAC à Toulouse.

Après cette période dure, très mouvementée, aujourd’hui où en êtes vous ?

De temps à autre nous sommes encore actifs.

Par exemple quand la femme de Mégret s’est présentée aux élections à Vitrolles, un groupe nous a contactés, nous nous sommes coordonnés pour faire un faux journal municipal de la mère Mégret, un journal de grand luxe à 50 000 exemplaires. Ca a foutu une merde totale. Ils pensent encore que ce sont les socialistes qui ont fait le coup ou qui ont payé le tirage. Pour son meeting à Marignane nous avons mis en place des faux panneaux routiers pour dévier les cars qui allaient au meeting. On a eu aussi des problèmes lors de l’action pour faire sauter le transformateur de Colomiers (31) lors du meeting de Le Pen,  un copain s’est fait attraper avec le camion de l’imprimerie.

Interview réalisée en 2008 Bernard Réglay est décédé en 2010

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